C’est la fin des filtres « chirurgie esthétique » pour Instagram !


Après l’interdiction des publicités minceurs « miracles » pour les moins de 18 ans, Instagram, soucieux de la santé mentale de ses utilisateurs, s’attaque désormais à ses filtres, très prisés !

Face à l’engouement des jeunes pour la chirurgie esthétique, des chirurgiens américains ont tiré la sonnette d’alarme, annonçant que bon nombre de leurs patients venaient les consulter afin de les faire ressembler à des selfies retouchés d’eux-mêmes ! Ces personnes imaginent dans ces filtres, les nouveaux standards de la beauté.

Cet engouement pour ressembler à ces selfies porte un nom : la dysmorphie Snapchat. Cette pathologie a débuté il y a quelques années avec l’apparition des premiers filtres sur Snapchat. En deux clics, les personnes ayant recours à ces filtres, ont une plus peau lisse, des imperfections du visage qui disparaissent, des traits plus fins, des lèvres pulpeuses, des sourires éclatants. À tel point que ceci a amené de plus en plus d’utilisateurs de ses filtres à vouloir « ressembler » à ces photos améliorées d’eux-mêmes, et de prendre d’assaut la chirurgie esthétique pour arriver à ces résultats pourtant improbables dans la vie réelle.

Face à ce problème de santé mentale, Instagram, a tout simplement pris la décision de supprimer certains de ses filtres : « Nous voulons qu’Instagram soit un environnement positif pour tout le monde qui l’utilise. Cette politique s’inscrit dans nos efforts continus visant à réduire la pression que les gens peuvent parfois ressentir en utilisant les médias sociaux ».

La suppression de ces avatars, devrait intervenir progressivement.

Pour aller plus loin :

* Les adolescents ou personnes atteints de dysmorphophobie peuvent internaliser plus sévèrement que les autres, ce qu’ils pensent être une « norme » de beauté (irréelle), activée par ces filtres.

La chirurgie esthétique peut aggraver la dysmorphophobie et empirer la quête de perfection infinie de ces personnes qui auront alors recours de plus en plus à la chirurgie esthétique dans un cercle vicieux.

Les réseaux sociaux, un effet de comparaison néfaste : « Si Instagram est perçu comme mauvais pour la santé mentale, c’est parce que nous vivons dans une société de performance qui amène les personnes à se comparer entre elles et à se définir en fonction des autres. Dans ce sens, les réseaux sociaux comme celui-ci, atteignent l’estime de soi et peuvent accentuer des états dépressifs ou anxieux » explique Stella Tiendrebeogo, psychologue.

Différences entre les pays : Si 55 % des chirurgiens aux USA, déclarent avoir reçu en consultation des patients demandant une intervention chirurgicale afin d’améliorer leur apparence et de ressembler à leurs selfies « filtres », le phénomène reste peu présent en France, où la chirurgie esthétique est perçue avant tout comme un soin permettant notamment de réduire un complexe physique réel qui empêche le patient de vivre normalement.

Claire-Ambre Davain-Bergeot

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